L’imagerie satellite est devenue omniprésente dans la prise de décision professionnelle. Pourtant, savoir interpréter correctement une image satellite reste une compétence rare. Ce guide pratique vous donnera les bases essentielles.
1. Comprendre la résolution spatiale
La résolution spatiale définit la taille minimale d’un objet détectable. Avec Pelican à 30 cm, on distingue un véhicule individuel. Avec PlanetScope à 3 m, on identifie des blocs de bâtiments. Choisir la bonne résolution selon votre application est fondamental.
2. Les compositions colorées : RGB vs fausses couleurs
Une image satellite peut être affichée en vraies couleurs (Rouge-Vert-Bleu, comme une photo aérienne) ou en fausses couleurs pour mettre en évidence des caractéristiques invisibles à l’œil nu :
- Infrarouge couleur (CIR) : la végétation saine apparaît en rouge vif
- Composition agricole (SWIR-NIR-Red) : distingue types de cultures et humidité
- Composition forestière (NIR-Red-Green) : révèle la santé de la canopée
3. Interpréter les ombres et le relief
Les ombres portées sur une image satellite révèlent la hauteur des objets et la direction du soleil au moment de l’acquisition. Un bâtiment projetant une ombre de 10 m avec un soleil à 45° a une hauteur d’environ 10 m. Cette information est précieuse pour la cartographie 3D.
4. Identifier les artefacts et anomalies
Les nuages, leurs ombres, les reflets spéculaires (sur l’eau ou les toits métalliques) et les artéfacts de compression sont des pièges courants. Identifier ces artefacts est essentiel pour éviter les fausses interprétations.
5. L’analyse multi-temporelle
Une seule image satellite donne un instantané. La véritable puissance vient de la comparaison temporelle — identifier ce qui a changé entre deux dates. C’est le fondement de la détection de changements en surveillance environnementale.
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